Ne pas respecter ses obligations RSE, ça coûte cher!

Ne pas respecter ses obligations RSE, ça coûte cher!

Des entreprises sont régulièrement médiatisées pour leurs manquements à leurs obligations sociétales. Au-delà des cas isolés, Vigeo propose un panorama des sanctions conduites contre les entreprises concernant leur RSE. L’occasion de rappeler que, si l’on ne fait pas de la RSE par conviction dans le bénéfice collectif qu’elle engendre, on peut s’y engager pour éviter les sanctions.

Une étude sur ce sujet a été menée par Vigeo auprès de 2500 entreprises cotées dans le monde selon 4 zones géographiques : Amérique du Nord, Europe, Asie-Pacifique et Pays émergents. L’étude, publiée en mai 2015, porte sur les données de 2013 et 2014, pour en savoir plus vous pouvez découvrir l’étude complète ici.

Un résumé de cette étude:

20% des entreprises condamnées dans le monde, et 22% pour l’Europe. Les sanctions représentent 95.5 milliards d’€ au total.

Une entreprise sur deux a été condamnée dans le secteur des déchets, et deux sur cinq (43%) pour le secteur de l’automobile.

Les mauvais comportements sur le marché représentent 55% des sanctions et 60.6 milliards d’€ de pénalités.

L’environnement est le 2e thème le plus souvent sanctionné (13% des sanctions), mais le 4e en termes de montant : 5.6 milliards d’€.

La condamnation vise à réparer ou compenser les torts causés, mais aussi à ce que le coût financier incite à adopter les « bons » comportements, pour éviter une nouvelle sanction.

Les résultats de l’étude laissent plutôt pessimistes sur le sujet : Seules un peu plus d’une entreprise sur 10 annoncent des mesures correctives suite à sa condamnation, alors que deux sur cinq ne communiquent pas du tout sur leur sanction.

Des éléments de contexte sont précisés dans l’étude pour expliquer certains résultats, et des exemples concrets de condamnations viennent illustrer les données chiffrées.